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Travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux

Dans la présente section, vous trouverez les résumés des plaintes qui ont été examinées par le commissaire. Le rapport de l'examen de la plainte est joint au résumé, s'il y a lieu. Les résumés sur la présente page sont ordonnés du plus récent au plus ancien pour l'année en question. Consultez le menu ci-dessous pour accéder aux autres résumés.



    Plaintes reçues en 2019

    2019-05-22

    Plainte reçue le 22 mai 2019.
    Dossier fermé le 4 mai 2020.
    Permis/certificat de spécialiste visé : Permis régulier de travailleur social.

    Note

    La plainte vise également un autre acteur de la démarche d’admission, soit l’organisme La Maisonnée, qui a servi de milieu de stage pour la plaignante.

    Problématique

    Questionnement sur le processus d’évaluation, le déroulement et l’encadrement durant le stage qui a été interrompu par l’Ordre et problématique due au fait de se trouver un autre milieu et superviseur de stage.

    Conclusion(s)

    Conclusions sur le cas de la plaignante

    • La décision de l’Ordre sur l’équivalence de formation de la plaignante prête à confusion, car en plus de la prescription de suivre 4 cours théoriques et un stage pratique, l’Ordre lui « recommande » alternativement de suivre une formation complète en travail social;
    • La plaignante n’a pas pu terminer son stage de 800 heures comme prévu, sur décision commune de l’Organisme et de l’Ordre d’y mettre un terme;
    • Le stage de la plaignante a été interrompu brusquement sans qu’elle ne puisse bénéficier d’un préavis, d’une période de probation et d’un plan concerté d’amélioration de la situation;
    • La plaignante n’a pas bénéficié de l’encadrement et du soutien nécessaire de la part de l’Ordre en début de stage. Elle a passé 7 semaines de stage sans suivi de sa superviseure;
    • L’Organisme de stage a dû procéder par défaut à l’évaluation mi-parcours de la plaignante alors que cette fonction revient à l’Ordre. L’entente entre l’Ordre et l’Organisme n’avait défini aucun paramètre concernant l’évaluation et l’Ordre ne communiquait pas suffisamment avec l’Organisme sur ce point;
    • L’Organisme n’a pas été transparent dans son évaluation de la plaignante. Il existe un écart entre l’évaluation mi-parcours inscrite dans la grille et les lacunes révélées par l’Organisme à la superviseure lors de la visite terrain. Lors de l’évaluation mi-parcours, les échanges avec la répondante n’ont pas mené à une prise de conscience par la plaignante qu’elle pourrait échouer son stage;
    • Dans l’évaluation formative de la plaignante, il y a eu des erreurs de reports de données de la grille de collecte de données à la grille d’analyse et de synthèse. Toutefois, cette inversion n’a pas eu de répercussion sur le résultat final de la grille d’évaluation qui reste inchangé;
    • La plaignante n’a pas pu remédier aux lacunes constatées durant la première partie de son stage, puisqu’aussitôt que les problèmes avaient été rapportés, tardivement, à la superviseure, le stage a été interrompu;
    • Le stage de la plaignante a été interrompu avant même que la superviseure ne finalise son évaluation formative, ce qui questionne la trame objective de cette évaluation.

    Conclusions sur le fonctionnement général du processus

    • Il y a des raisons de croire que le processus d’analyse du dossier d’admission de la plaignante à l’Ordre n’a pas permis au comité des admissions et des équivalences d’apprécier toutes les dimensions de la formation de celle-ci et de lui donner une prescription qui lui permettrait de combler les compétences manquantes. L’Ordre n’a pas utilisé les moyens exceptionnels d’évaluation prévus au Règlement sur les normes d’équivalence pour la délivrance d’un permis de travailleur social de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec pour dissiper les zones grises d’une candidature et soutenir sa décision d’équivalence;
    • L’Ordre ne s’est pas assuré que la stagiaire avait complété les cours universitaires avant de l’autoriser à compléter le stage de formation pratique;
    • L’entente entre l’Ordre et l’Organisme de stage ne fait pas mention des obligations de la superviseure de stage en ce qui concerne les méthodes de supervision et d’évaluation de la stagiaire;
    • L’entente entre l’Ordre et l’Organisme de stage n’est pas complète en raison de l’absence d’information concernant :
      • le nom de l’Organisme;
      • le nombre de candidats à accueillir;
      • la durée de l’entente;
      • la signature des parties;
      • la date de prise d’effet;
    • La répondante de l’Organisme et la superviseure de l’Ordre ne communiquaient pas ouvertement. Lorsque les difficultés ont été signalées à l’Ordre, la période de stage était déjà à moitié écoulée, ce qui n’a pas permis à la superviseure de faire le suivi avec la stagiaire et d’apporter les ajustements en temps opportun ;
    • Les relations entre la répondante de l’Organisme et la superviseure de l’Ordre ont connu certaines difficultés :
      • pas de rencontre d’orientation entre superviseure de stage et répondante;
      • calendrier de communication non défini;
      • méthode d’évaluation de la stagiaire non définie;
      • manque d’implication de la superviseure dans le travail accompli par l’Organisme;
      • seulement une visite terrain de la superviseure chez l’Organisme a eu lieu, et ceci après 5 mois de stage;
    • Les relations entre la superviseure de l’Ordre et la plaignante témoignent de ce qui suit :
      • pas d’encadrement de la stagiaire en début de stage;
      • manque d’implication de la superviseure dans le stage la plaignante;
      • rétroaction limitée de la superviseure au sujet de l’évaluation mi-parcours faite par l’Organisme;
      • refus de la stagiaire d’échanger sur le rapport d’évaluation avec la superviseure;
    • Les relations entre l’Organisme de stage et la plaignante témoignent d’un manque de :
      • transparence lors des échanges entre la répondante et la stagiaire;
      • confiance de la stagiaire dans ses rapports avec l’Organisme;
      • confiance de l’Organisme dans les capacités professionnelles de la stagiaire;
      • d’ouverture de la stagiaire par rapport à la rétroaction de l’Organisme.

    Recommandation(s) et intervention(s)

    Recommandations concernant le dossier de la plaignante

    1. Que l’Ordre accompagne la plaignante dans ses démarches pour trouver un autre milieu de stage. Qu’il lui en facilite l’accès et s’assure que ce milieu n’est pas au courant de la problématique du stage antérieur;
    2. Que l’Ordre s’assure que dans le nouveau stage, la plaignante sera suivie par un superviseur ou une superviseure de stage différent de celui qui a supervisé le stage initial.

    Recommandations concernant le processus

    1. Que l’Ordre s’assure que les décisions d’équivalence du comité des admissions ne contiennent pas de suggestion, en plus de la prescription, susceptible de porter à confusion sur l’évaluation effectuée et la conclusion de celle-ci;

    1. Que l’Ordre s’assure que les reports de la grille de collecte de données à la grille d’analyse et de synthèse soient faits de façon automatisée afin de minimiser les risques d’erreurs;
    2. Que l’Ordre, dans le cadre de la supervision indirecte de stages, s’assure que les éléments suivants soient présents :
    3. Rencontre tripartite entre superviseur, répondant et stagiaire afin de définir les rôles et responsabilités de chaque partie et les attentes envers le stagiaire;
      • Rencontre pré-stage avec le répondant du milieu de stage afin de définir les paramètres de supervision ainsi que les outils à utiliser;
      • Élaboration d’un calendrier des communications avec le répondant;
      • Implication du répondant dans l’évaluation du stagiaire;
      • Planification de la ou des visites terrain.

    Recommandation concernant l’Organisme de stage

    1. Compte tenu de ce qui précède, nous ne notons pas d’élément pouvant justifier une recommandation à l’Organisme.

    Réponse et suite(s)

    Réponses aux recommandations concernant le dossier de la plaignante

    • L’Ordre ne peut procéder au placement de la plaignante ni de tout autre candidat, car le projet pilote subventionné par le MIFI qui visait le placement de 6 candidats formés à l’étranger a été réalisé et est terminé;
    • L’Ordre a dressé un bilan du projet pilote, les constats qui ont été faits et les conclusions qui ont été tirées amènent l’Ordre à prendre la décision de ne plus accompagner de candidats dans la recherche et le placement en milieu de stage et d’offrir une supervision. L’Ordre est conscient que l’accompagnement de placement en milieu de stage répond à un besoin des candidats formés à l’étranger, mais la tâche est trop exigeante pour leurs ressources internes et sort du mandat d’un ordre professionnel.

    Réponses aux recommandations concernant le processus

    • L’Ordre transmet l’information au comité des admissions et s’assure que les futures recommandations transmises aux candidats ne contiennent aucune suggestion, en plus de la prescription, susceptible de porter à confusion sur l’évaluation effectuée et la conclusion de celle-ci;
    • L’Ordre a élaboré un nouveau guide d’évaluation de stage, qui ne comportera pas de reports dans la grille de collecte de données. La grille sera plus simple dans son utilisation et dans sa compréhension. L’utilisation du nouveau guide d’évaluation de stage entrera en vigueur dans les prochaines semaines;
    • L’Ordre ne procédera plus au placement de stagiaire. Toutefois, un candidat pourrait de par lui-même se trouver un milieu de stage impliquant une supervision indirecte. Nous avons donc inclus, dans le contrat de supervision de stage, que le superviseur et le candidat doivent fournir à l’Ordre, avant de débuter un stage, les éléments proposés dans la recommandation, à savoir :
      • rencontre tripartite entre superviseur, répondant et stagiaire afin de définir les rôles et responsabilités de chaque partie et les attentes envers le stagiaire;
      • rencontre pré-stage avec le répondant du milieu de stage afin de définir les paramètres de supervision ainsi que les outils à utiliser;
      • élaboration d’un calendrier des communications avec le répondant;
      • implication du répondant dans l’évaluation du stagiaire;
      • planification de la ou des visites terrain.

    Document(s) pertinent(s)


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    Sujets : Ordre professionnel ou association professionnelle

    SAVIEZ-VOUS qu’il existe une différence entre un ordre professionnel et une association professionnelle? Le Québec compte 46 ordres professionnels qui veillent à la protection du public.

    Leur principal rôle : s'assurer, dans le domaine qui leur est propre, que les professionnels offrent des services répondant aux normes de qualité et d’intégrité de la profession. Pour remplir l'important mandat qui leur est confié par la loi, chaque ordre professionnel possède un certain nombre de pouvoirs qui constituent autant de garanties pour la protection du public et qui assurent la qualité des services professionnels. Une association professionnelle, quant à elle, a pour rôle de promouvoir les intérêts socioéconomiques et le bien-être de ses membres.

    Joindre le commissaire

    Courrier
    Commissaire à l'admission aux professions
    500, boulevard René-Lévesque Ouest
    6e étage, bureau 6.500
    C.P. 40
    Montréal (Québec)  H2Z 1W7

    Téléphone
    Région de Montréal  514-864-9744
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